Les Sorgues

Les Sorgues

Un peu de culture… LES SORGUES

On parle « des Sorgues » à cause des nombreux bras en lesquels se divise la rivière.

La Sorgue trouve sa source dans le gouffre de Fontaine-de-Vaucluse ; elle-même alimentée par les eaux de pluie qui s’infiltrent et arrivent depuis le Mont Ventoux, les Monts de Vaucluse, le plateau d’Albion et la montagne de Lure.

C’est un sacré chemin que parcourt cette eau avant de rejoindre le fleuve de l’Ouvèze, le Rhône et enfin la Mer Méditerranée. Toute l’année, l’eau de la Sorgue est à 13°C, ce qui n’empêche pas poissons (truite, ombre, carpes, brochets), oiseaux (martin-pêcheur, rougegorge, cingle plongeur…), castors, ragondins et canards d’y mener une vie paisible, au rythme du passage des kayaks.

La Sorgue n’est généralement pas très profonde et elle est longée à sa rive gauche par les vestiges du canal romain, dont le but était de créer une voie d’écoulement pour le canal de Carpentras au-dessus de la vallée, afin que celui-ci rejoigne le Rhône.

La ripisylve (végétation en bord de rivière) de la Sorgue est principalement composée d’aulnes glutineux, de frênes, d’ormes, de peupliers, de saules, de noyers ou de noisetiers. Ces arbres aux « bois durs » se trouvent normalement à une latitude plus élevée.

Connue pour être issue de la plus importante exsurgence de France, c’est-à-dire l’apparition d’eau à la surface terrestre résultant d’écoulements souterrains, la Sorgue impose aux végétaux qui suivent son lit des variations climatiques extrêmes oscillants entre orages et sécheresse. Ces dernières sont néanmoins amorties par le débit important de la rivière, et permettent le développement des végétaux précédemment cités.