Sous l’égide des Services Techniques, le Service "Sorgue et Forêts" se compose d'un responsable technique, d'une équipe de terrain (8 personnes) et de deux animatrices, appelées Ambassadrices Nature.
Tout au long de l'année, le service organise le travail de l'équipe Sorgue et des Ambassadrices.
Il est également en charge des projets d'aménagements en bords de Sorgue. Le service effectue les plans et assure le suivi des chantiers. Les travaux sont réalisés soit par l'équipe Sorgue, soit par des entreprises.
Durant la période estivale, il gère et coordonne le projet APSIF.
Cette équipe créée en Janvier 2006 œuvre au quotidien à la protection, à l’entretien et à la mise en en valeur de la Sorgue.
Sur l’ensemble du réseau des Sorgues, un entretien journalier est effectué sur les roues et les vannes. Il permet le bon fonctionnement et le nettoyage des ouvrages.
Le travail de dégrillage consiste à débarrasser de toutes plantes aquatiques, branches et déchets qui s’accumulent devant la roue car cela peut entrainer une baisse du niveau de l’eau sous la roue et provoquer l’arrêt de sa rotation.
Les agents de cette équipe sont aussi amenés à restaurer ces roues à aubes (changement des pales, détartrage…)
L’entretien des bords de Sorgue consiste en un débroussaillage raisonné des berges afin de favoriser l’accès aux pêcheurs et aux promeneurs.
Le débroussaillage raisonné consiste à éliminer la végétation encombrante et/ou envahissante tout en préservant la végétation typique du cours d’eau.
Afin de valoriser et de stabiliser le bord des Sorgues, la Communauté de Communes plante régulièrement des arbres sur les berges dégradées et/ou dénudées de son territoire.
Ces végétaux ont dès aujourd’hui un rôle très important : maintien des berges, ombrage, esthétisme…
Cette action se réalise de juin à fin septembre pour éviter de nuire aux frayères (lieux de reproduction des poissons).
En période estivale, l’augmentation de la luminosité associée à la baisse du niveau de l’eau, entraîne une pousse excessive des végétaux aquatiques.
Ces plantes atteignent la surface de l’eau et gênent son écoulement. Une coupe à l’aide de faux s’avère alors nécessaire.
Le faucardage se réalise depuis un Nego Chin si la profondeur est importante, ou dans l’eau si le niveau et la puissance du courant le permettent.
En plus de l’entretien des ouvrages hydrauliques et du cours d’eau, l’équipe « Sorgue » de la Communauté de Communes réalise des aménagements en bord de Sorgue.
L’objectif : rendre la Sorgue accessible au plus grand nombre à certains endroits en créant des lieux de promenade et de détente.
Deux animatrices jouent un rôle important en sensibilisant le plus grand nombre à la préservation du milieu naturel. Pour mener à bien cette mission, elles organisent tout au long de l’année diverses manifestations et animations :
- Animations pédagogiques en milieu scolaire
Chaque année, des écoles du territoire communautaire participent aux programmes de sensibilisation « Sorgues et Forêts ».
La découverte se fait sur le terrain sous forme de jeux, de relevés techniques, d’écoute et d’observations, mais aussi en classe.
- Information et sensibilisation des riverains, touristes…
Les Ambassadrices informent les riverains du milieu naturel qui les entoure. Elles sont également à même d’apporter conseils et informations sur les méthodes de restaurations de berges. En période estivale, elles animent les « circuits de l’eau » et encadrent les randonnées à travers les Monts de Vaucluse.
- Inventaire faune flore et surveillance du réseau des Sorgues
Les Ambassadrices observent les espèces naturelles sur sites remarquables et sites « sensibles » ; elles réalisent des inventaires précis d’espèces animales et végétales présentes sur le bassin des Sorgues.
- Organisation et participation aux évènements
Journée de la Sorgue », « Journée du patrimoine », « Journée mondiale de l’eau »… sont des manifestations pour lesquelles les Ambassadrices réalisent des stands de sensibilisation : expositions, animations, informations…
- Création d’outils de communication
Les Ambassadrices réalisent des documents afin d’informer les différents acteurs de notre territoire (habitants, touristes…) sur le patrimoine naturel et culturel du Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse.
Profonde de plus de 300 mètres, la source de la rivière Sorgue située à Fontaine de Vaucluse engendre environ 630 millions de m3/an ! Cette rivière constitue pour la faune et la flore un « îlot biologique ».
1) Description du gouffre et anecdotes
Situé à Fontaine de Vaucluse, à 80 mètres au dessus du niveau de la mer, le gouffre a toujours attiré les scientifiques.
Une des nombreuses originalités de la Sorgue est que sa source est un site historique et géographique emblématique. La Fontaine de Vaucluse a en effet donné son nom au département de Vaucluse (Vallis Clausae signifie vallée fermée) et au type de source dont elle fait bien sûr partie : les sources vauclusiennes.
Le site de Fontaine de Vaucluse est un lieu de renommée internationale pour le tourisme. Sa résurgence est l’une des plus importantes d’Europe. Elle est l’unique exutoire d’un système aquifère* très étendu.
*Système aquifère : ensemble de terrains contenant de l’eau, composé de roches perméables et qui forme une unité. Il n’y a quasiment pas d’échange d’eau avec l’extérieur de ce système. Il constitue donc une entité pour la gestion de l'eau souterraine qu'il renferme.
Profondeur : 308 mètres.
La source : débit moyen : 21 m3/seconde - débit minimum : 4 m3/seconde - débit maximum : 120 m3/seconde, soit environ 630 millions de m3/an. Cela correspond à un débit très puissant surtout pour la région. La Sorgue fait partie des sources françaises et européennes les plus productives.
La température de l’eau à la source est toujours faible (entre 11 et 15 °C d’un extrême à l’autre, plus généralement autour de 13°C). Ces conditions profitent à la vie et permettent à la rivière de constituer un îlot biologique pour la faune.
2) Rôle de la Sorgue
D’abord la Sorgue était une source de nourriture. En effet, zone très riche pour la pêche et la chasse. Il s’agit d’un très vaste réseau d’anciens marécages. Pour se déplacer, il y avait donc nécessité d’une embarcation spécifique : le Nego Chin. Il s’agit d’une barque à fond plat composée de trois planches relevées aux extrémités. L’ensemble est maintenu par des flèches en fer.
Pour se déplacer sur l’eau, on utilise une longue perche en saule.
Avant, la Sorgue était encore plus riche et les écrevisses abondaient (jusqu’en 1885 : maladie).
La Sorgue servait également beaucoup pour les utilisations de lessive et de nettoyage domestique.
Un vaste réseau
1) De nombreux bras
Le paysage de la plaine comtadine est fortement marqué par la Sorgue, un cours d’eau parmi les plus originaux de France. Au « Partage des Eaux » à l’Isle sur la Sorgue, quelques kilomètres en aval de sa source, la rivière entame une diversification de son réseau en de multiples bras façonnés par l’homme et dont on a peine à suivre chacun de ses cheminement tant la pente est faible et l’enchevêtrement extrême. Si bien que les quelques dizaines de kilomètres (= 32 km) qui séparent sa source à Fontaine de Vaucluse, de sa confluence à Bédarrides se transforment en plusieurs centaines de kilomètres de bras et canaux.
NB : la confluence est le lieu où se rejoignent deux, parfois plusieurs, cours d'eau. On appelle affluent le cours d'eau dont le débit est le moins important à un confluent.
2) Un ancien marécage
La Sorgue s’est vraisemblablement installée sur l’ancien lit de la Durance à une époque où celle-ci rejoignait le Rhône bien plus au Nord qu’aujourd’hui. En revanche, on ne sait toujours pas si la Sorgue est un affluent de l’Ouvèze ou au contraire si c’est l’Ouvèze qui est un affluent de la Sorgue.
Façonné par la main de l’homme, la rivière se développe essentiellement dans une ancienne plaine marécageuse (les paluds) formée en grande partie par des limons battus. Même drainée, cette plaine est restée très humide car la nappe phréatique n’est jamais très éloignée de la surface.
3) Une rivière à l’envers !
Le réseau hydrographique de la Sorgue fonctionne « à l’envers » c’est-à-dire qu’il part d’un bras unique pour se subdiviser ensuite de plus en plus. Une rivière est normalement constituée dans le sens inverse : ce sont de multiples ruisseaux montagnards qui se rejoignent pour former des bras de rivière plus gros et enfin se jeter dans un fleuve ou dans la mer en un seul, voire deux points.
Pourquoi fonctionne-t-elle « à l’envers » ? Parce la Sorgue n’est pas une rivière naturelle. Elle a commencé a être canalisée par les habitants du village au début du XIIème siècle afin, d’une part pour assécher les marécages présents à partir de L’Isle sur la Sorgue (d’où la présence du quartier nommé « les paluds ») et d’autre part pour dompter cette eau et utiliser sa force motrice (roues à aube à L’Isle sur la sorgue surtout et à Fontaine - Vestige : Moulin à papier).
Avantage du fonctionnement à l’envers :
Tout d’abord, cela favorise une augmentation de la biodiversité. En effet, plus la rivière possède de bras parallèles, plus le nombre d’habitats différents augmente, ce qui permet à davantage d’espèces de s’installer.
Ensuite, la pollution se concentre moins vite dans une rivière qui multiplie le nombre de ses canaux plutôt que dans une rivière ayant un fonctionnement habituel et qui accumule la pollution au fur et à mesure que le système se resserre. Cependant, même dans la Sorgue la pollution se concentre car la pollution de l’amont s’ajoute à celle qu’elle rencontre en aval.
Puis, grâce à ce fonctionnement, l’alimentation des nappes souterraines est augmentée car l’accroissement du nombre des canaux, des bras et des dérivations participent à répandre l’eau de la rivière sur de nombreuses localités éparses.
Enfin, les risques de crue diminuent car le surplus d’eau venant de la source est divisé grâce à l’ensemble du réseau complexe que constitue la Sorgue. C’est pourquoi, le niveau de la rivière est peu modifié proportionnellement à son débit qui peut être multiplié par 30 en période de crue (par rapport à sa période d’étiage).
4) La rivière, source de vie
L’eau n’étant plus un élément de destruction, la Sorgue a pu exprimer son originalité par des groupements de végétation matures typique des cours d’eau.
De plus, la température toujours faible et des eaux courantes, même malgré une faible pente, diminuent fortement le phénomène d’eutrophisation* en période estivale. Cela permet à la Sorgue de conserver une bonne oxygénation de son eau et, par conséquent, de favoriser le développement de tout un écosystème très particulier.
*L’eutrophisation est un phénomène qui se manifeste par la prolifération d'un nombre limité d'espèces végétales dans des eaux trop chargées en nutriments (Azote, Phosphore, oligoéléments) ou dans des cours d'eau très dégradés physiquement. C'est en fait une pollution nutritionnelle.
Grace à ses multiples spécificités, la Sorgue fournit un excellent habitat à de nombreuses espèces :
- La Truite Fario méditerranéenne
La truite est un carnassier qui se nourrit d'invertébrés aquatiques et aériens, de mollusques et de petits poissons. Son dos brun tacheté de points noirs et rouge permet de la différencier des autres truites. La truite fario méditerranéenne n'est présente que dans la Sorgue. La destruction de leurs zones de reproduction, les frayères, ou la pollution de la Sorgue mettraient donc gravement en danger cette espèce.
- L'Ombre Commun
Cette espèce vit en groupe et se reconnaît facilement grâce à sa nageoire dorsale très développée, appelée étendard. Il se nourrit d'insectes et remonte fréquemment à la surface pour en gober. La Sorgue est le seul cours d'eau du Sud de la France peuplé d'une population autochtone (naturelle) de cette espèce, que la pollution pourrait mettre en péril.
- Le Vairon
Ce petit poisson vit en famille, en bancs, pour être plus fort face à la truite ou au brochet, ses prédateurs. Il est omnivore est se nourrit autant d'algues et de débris végétaux, que de vers ou de larves d'insectes. Il est sensible à la pollution et recherché par les pêcheurs, pour servir d'appât à la truite.
- Le Blageon ou "Sofie"
On le rencontre seul ou en bancs. Son corps est très élancé avec de petites écailles claires. Il se nourrit de plancton pendant la première partie de sa vie, et une fois adulte, il mange également des vers et des larves de libellules. Il est menacé par la pollution des cours d'eau et la disparition des zones pour la ponte.
- Le Martin Pêcheur
Le martin-pêcheur est à peine plus grand qu'un moineau. Il est très coloré: turquoise sur le dos, roux-orange sur le ventre et une pointe de blanc.
En vol, le martin-pêcheur est très beau. Très timide, on entend généralement son cri aigu et strident caractéristique bien avant de le voir.
Il faut chercher ce petit oiseau au bord des eaux calmes, limpides et peu profondes.
L'essentiel du menu du martin-pêcheur est composé de petits poissons tels que les vairons et les chevaines. Sa proie repérée de son perchoir, il plonge, les ailes allongées vers l'arrière. Saisissant le poisson dans son bec, l'oiseau bat des ailes pour remonter à la surface puis regagne son perchoir. Là, il frappe sa victime contre une branche pour l'assommer avant de l'avaler. Le martin-pêcheur consomme également des insectes ainsi que des crustacés et des batraciens.
- Le Cincle Plongeur
De la taille d’un merle, il possède une courte queue. C’est un oiseau qui se fond parfaitement au milieu des rochers de la rivière. Sa tête, sa nuque et le haut de son dos sont brun-chocolat. Le dos est gris foncé, avec un aspect écaillé. Sa bavette d'un blanc pur, éclatant contraste avec son ventre châtain roux.
Véritable indicateur de qualité de l’eau, il vit à proximité des cours d'eau rapides et limpides, notamment ceux dont le fond est caillouteux et peu profond.
Insectivore, il se nourrit essentiellement d’insectes et de larves, petits crustacés, mollusques, vers, sangsues et quelques petits poissons.
Seul passereau plongeur et nageur, c’est un oiseau étonnant et unique. Afin d’attraper ses proies aquatiques, il plonge, marche et même vole sous l’eau. Il possède pour cela une membrane qui protège ses yeux pour voir dans l’eau, des narines obturables et surtout un plumage protégé par une substance hydrophobe le rendant complètement imperméable. En contre partie, il doit passer de longs moments à se toiletter.
- Le Héron Cendré
Oiseau majestueux, il est d’une couleur dominante grise. Ses pâtes et son bec sont jaunes. Lorsqu’il vole, il est facilement reconnaissable, avec sa grande envergure, ses pattes qui dépassent de la queue et son cou replié (à l'opposé des cigognes, des grues et des spatules qui étendent leur cou en volant).
Le héron cendré se nourrit essentiellement de poissons. Afin d’éviter des blessures à la gorge avec les épines ou les nageoires pointues, il avale toujours le poisson la tête la première.
Parfaitement adapté au milieu aquatique, ses grandes échasses de pattes lui permettent de marcher dans les eaux peu profondes pour repérer ses proies. Il chemine lentement, courbé et sans faire de bruit, ou reste immobile pendant des heures. Quand une proie passe soudain à sa portée, son long cou se détend comme un ressort puissant et son bec pointu comme un harpon lui permet d’asséner le coup mortel.
- Le Canard Col Vert
Comme chez beaucoup de canards, les mâles et les femelles diffèrent par la coloration de leur plumage. Les mâles sont très reconnaissables : la tête et le cou vert brillant, le collier blanc, la poitrine brune, le dessous gris perle et le bec jaune. Le reste du plumage est gris-brun, avec du noir sous la queue. Le plumage de la femelle colvert est d'un brun moucheté assez terne, ce qui lui permet d'être très peu voyante sur le nid lorsqu'elle couve et ainsi d'éviter certains prédateurs comme le renard.
Le colvert appartient au groupe des canards barboteurs, ceux qui préfèrent s'alimenter en surface, ou à faible profondeur d'eau. Végétarien principalement, le canard colvert mange la végétation flottante et émergente de la rivière en particulier les graines, mais il consomme aussi quelques mollusques, insectes, petits poissons, têtards, escargots et œufs de poissons.
- La Poule d’eau
Oiseau aquatique de taille moyenne, elle ressemble à un canard de petite taille. La poule d'eau a de longues pattes et de longs doigts jaune verdâtre non palmés. Le bec et la plaque frontale sont rouge vif avec des extrémités jaunes. Son plumage est foncé et divisé par une ligne blanche allant de l'épaule à la queue. Elle a une tâche blanche au croupion, mieux visible quand elle est hors de l'eau.
La poule d'eau cherche sa nourriture en plongeant sous l'eau ou en basculant le corps à la verticale. Très farouche, elle se cache à la moindre alerte dans la végétation bordant les rives. Dérangée, elle court très vite. Très agile, elle est aussi capable de monter sur les arbres pour se reposer. Elle hoche la queue en nageant et en marchant. Pour défendre leur territoire, elles se livrent à des joutes de coups de pattes.
- Le Castor
Le castor est le plus gros rongeur d’Europe, presque 1 m de long (30 cm pour la queue) pour un poids d’environ 20 kg. La queue est aplatie et écailleuse. Le castor est de couleur brune et possède une fourrure très dense. Ses postérieurs sont palmés et ses antérieurs, semblables à des mains, lui servent à tenir des éléments.
Le castor est strictement végétarien. Les besoins quotidiens d’un adulte s’élèvent à 2 kg de matière végétale ou 700 g d’écorces. Il est actif surtout à l’aube et au crépuscule.
Au sein des milieux naturels du bassin méditerranéen se cache une nature remarquable abritant 10 % des fleurs du monde sur seulement 1,6 % de la surface de la Terre. En France, les forêts méditerranéennes comptent plus de 800 espèces de plantes à fleurs, 100 espèces d’oiseaux, 60 espèces de mammifères, 50 espèces d’arbres… Soumise à un climat sec et à une forte pression de l'Homme, la forêt méditerranéenne est une forêt particulièrement fragile.
Entre pinèdes, garrigues et maquis, les paysages méditerranéens sont nombreux et variés. La multitude de ces milieux permet à notre région d'avoir une flore d'une diversité exceptionnelle. Sur notre territoire, le chêne vert (Quercus ilex) et le Pin d'Alep (Pinus halepensis) couvrent une grande partie de la forêt. Dès que nous montons un peu en altitude, le chêne pubescent (Quercus pubescens) fait son apparition accompagné par le buis (Buxus sempervirens), les genévriers (Juniperus sp.)…
De nombreuses espèces animales sont également présentes sur nos terres. Nous pouvons rencontrer, lors de promenades : sangliers, chevreuils, lièvres, blaireaux, renards, écureuils et reptiles (couleuvres, vipères, lézard verts…).
Le patrimoine bâti est aussi remarquable : bories, restanques, aiguiers et habitats troglodytes sont autant de constructions en pierres sèches qui jonchent nos collines.
Cependant notre forêt est fragile. Avec une forte sécheresse en période estivale et des vents souvent violents, nos forêts sont soumises à un fort aléa incendie.
Pour limiter les risques et assurer au mieux la sécurité des personnes, le Préfet de Vaucluse a mis en place un arrêté réglementant l'accessibilité aux massifs forestiers pendant les deux mois d'été.
De son côté la Communauté de Communes, en partenariat avec le Conseil Régional PACA, organise la surveillance de ses massifs avec le concours d’une dizaine « d’Assistant de Prévention et de Surveillance des Incendies de Forêt » (APSIF) durant les mois d’été.
Allez, promenez, découvrez, sentez, observez… mais surtout respectez nos forêts.
La CCPSMV assure la prévention et la sensibilisation du public aux risques incendies.
Chaque année, huit jeunes APSIF (Assistants de Prévention et de Surveillance des Incendies de Forêts) sont recrutés localement pour un travail d’été. Ils ont pour mission d’accueillir le public dans les massifs.
L’objectif est de mieux prévenir les risques d’incendie par une sensibilisation accrue du public pendant les mois de juillet et d'août, dans des sites naturels très fréquentés.
Ils diffusent conseils et informations sur la réglementation en vigueur (notamment l'arrêté préfectoral en Vaucluse) et sur les comportements responsables vis-à-vis de la chaleur et des feux de forêt.
Leur rôle n’est pas la surveillance mais la sensibilisation. En cas de départ d’incendie, ils connaissent toutefois les mesures à prendre et contribuent à la rapidité de réaction.